Festival Bois Noirs - Mont Analogue

Mont Analogue

Si Mont Analogue tire son nom d’un roman inachevé, ce n’est pas totalement un hasard. Le duo formé par Alexander Van Pelt et Ben Lupus en 2011 semble en mouvement permanent, parti à la quête d’un eden sonore en forme de paradigme créatif. Un voyage sans fin qui les lance à la découverte de paysages sonores inexplorés.

 

Après 3 EP’s faisant passer le groupe d’une electro-pop lo-fi composée autour de quelques pédales de guitare et d’un sampler à une musique synthétique s’ouvrant au grand tout psychédélique, Mont Analogue a définitivement largué les amarres des formats traditionnels avec l’enregistrement de ce premier album. Disque réalisé au pied des montagnes, en février 2016, dans le calme de l’hiver alpin, il porte les traces des collaborations du groupe ces dernières années (avec le dramaturge Bruno Geslin ou le guitariste gourou Jean-François Pauvros) et fait rimer explorations avec liberté.

Ces explorations sonores ont été inspirées par les expéditions, partir à la découverte de la jungle amazonienne ou des sommets de l’Himalaya. Cet album, conçu pour la première fois en studio a été envisagé de manière chronologique, à la recherche de la mise à jour d’une tracklist pré-définie et imaginaire qui renoue avec l’inspiration originelle du groupe : le roman de René Daumal.

 

 

Huit titres sont sortis de ces sessions, conçus par Mont Analogue avec le simple matériel utilisé sur scène (quelques synthétiseurs, percussions et séquenceurs). La matière du son s’y est imposée aux musiciens et c’est donc un paysage d’une grande richesse et d’une grande liberté qui constitue cet album. Naviguant entre nappes ambient, psychédéliques, kraut, la musique du groupe prend parfois la liberté de rythmiques house ou hip hop lo-fi passées au filtre d’une production intemporelle, à la précision analogique parfaite assurée par Nico Mataharie, proche du groupe de longue date. On a affaire ici à un périple sonore qu’il s’agit d’envisager comme un tout, le groupe trahissant dans cette démarche ses inspirations cinématographiques et post rock.

Sur scène, le duo convoque également les limbes d’un autre monde fantasmé, se produisant avec des masques de théâtre Nô japonais et accentuant l’aspect fantomatique et irréel d’une musique qui appelle au rêve et à la transe...


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Vendredi 8 Septembre