Festival Bois Noirs - François Virot

François Virot

François Virot sort son premier album non gravé sur CD-R. A la question Yes Or No, la critique et le public répondent : proposition n°1. On loue le geste nerveux et les mélodies titubantes de cette folk pop lo-fi, on le traite d’Animal Collective à lui tout seul. On le tire de l’invisibilité des squats lyonnais pour le faire monter sur scène.

 

Personne ne se rend compte à quel point il n’est pas prêt. Ses chansons, il les a enregistrées pour lui, à la dure, sans se regarder faire. Pour cet hyperactif tombé tout petit dans le songwriting, la naïveté n’est pas un calcul, le DIY pas un gadget esthétique. Le miel du premier buzz est amer.

François Virot est au générique de deux des plus beaux disques de l’année. Le premier, (‘Comfortable Problems’ du trio Clara Clara) met à l’amende tous les apprentis-Deerhoof de la planète. Il y déploie son jeu de batterie funambule et castagneur, son chant acide au bord de la rupture, entre happy hardcore et power pop à étages. Le second (‘Time & Death’ du duo Reveille) est aussi touchant, addictif et imparfait qu’une collection de démos de The Evens. Plus question de se jeter seul dans la fosse aux lions. On ne le reprendra pas à hululer ses états d’âmes en cabossant une guitare sèche. D’ailleurs, personne ne rigole : on applaudit par choc, par désir, par respect.

François Virot ressort du bois et nous refait le coup du doublé fantastique. Après le troisième album de Clara Clara (‘Bugarach’), plus pop chatoyant que jamais, retour à la sobriété pour un deuxième album solo qu’on n’avait, malgré tout, jamais cessé d’attendre. Un disque qui est à la fois un condensé laidback de sa discographie, une actualisation de ses obsessions (batteries truculentes, mélodies catchy-mais-vicelardes, télescopage référentiel – Police vs. The Ex vs. Joe Dassin ?), et une déclaration de non-allégeance aux lois indie actuelles.

 

 

Source : Murailles Music

 


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Samedi 9 Septembre